Interview entrepreneur : Adrien Aumont – KissKissBankBank

“La curiosité génère la passion, la passion génère le travail. Et donc la réussite…”.

 

Convaincu que son avenir n’allait pas se construire sur les bancs de l’école, Adrien Aumont a quitté le collège à 14 ans pour faire du cinéma. Tour à tour, acteur, réalisateur, assistant de Thierry Ardisson ou directeur artistique dans la publicité, il est à l’origine de l’une des premières plateformes de crowdfunding françaises, KissKissBanBank, fondée en 2009.

 

Tu voulais faire quoi petit ?

Je voulais être acteur et faire du cinéma. J’ai toujours baigné dans ce milieu. Je n’ai pas grandi avec lui mais mon père est chef-opérateur, mon beau-père était vendeur de films à l’étranger et mes grands-parents étaient tous les deux comédiens.

 

Comment on envisage l’école dans ces cas-là ?

Je n’étais pas du tout fait pour l’école, j’ai vraiment eu beaucoup de difficultés… J’ai eu une maternelle et une primaire un peu perturbées donc on m’a mis dans de très bonnes écoles privées, où je ne restais jamais plus de six mois. J’ai fini par aller en pension puis je suis retourné en collège privé, pour finir dans le public. Finalement, à 14 ans, je me suis réveillé un matin en disant : « J’arrête l’école, j’en ai rien à foutre, je veux faire du cinéma. C’est le seul métier pour lequel je ne suis pas obligé d’avoir de diplômes.» Et du jour au lendemain j’ai arrêté d’aller à l’école. Comme c’est obligatoire jusqu’à 16 ans, j’ai suivi des cours par correspondance et ma mère m’avait fait une lettre d’assurance pour que je puisse travailler sur des plateaux de cinéma.

 

Tu faisais quoi à 14 ans sur un plateau de cinéma ?

Pendant un an et demi, j’ai fait tous les métiers possibles et imaginables ! Et en parallèle, j’apprenais le métier d’acteur. J’ai fait pas mal de téléfilms à la con pendant quelques temps, puis je me suis retrouvé par hasard sur le plateau de « Tout le monde en parle », l’émission d’Ardisson et je suis devenu son assistant. J’ai arrêté au bout de quelques mois parce que je commençais à avoir pas mal de boulot en tant qu’acteur mais je me disais que je n’étais pas fait pour ça.

 

Pourquoi ? Si ça marchait bien, c’est qu’on devait te reconnaître un certain talent ?

Je gagnais des prix mais et on me disait que j’avais du talent, mais je n’avais pas du tout cette impression. Et quand tu es fan de Lars Von Trier et qu’on te reconnaît chez Gap parce que tu as bossé avec Faudel, ton cerveau explose ! J’avais du mal à me construire avec ça. J’ai donc arrêté le cinéma et je suis reparti travailler avec Ardisson pendant deux ans.

 

Ardisson a la réputation d’être très exigeant et difficile. Qu’est-ce qui te plaisait dans le fait de travailler avec lui ?

Ardisson est un personnage fascinant et ça me plaisait de voir la façon dont il pilotait sa carrière et comment il travaillait. Mais c’est vrai que si tu arrivais avec une minute de retard tu étais viré, c’était super rude. Ça m’a vraiment fait les pieds mais j’ai vécu des moments un peu historiques de la télévision, il y avait un truc culte autour de cette émission.

 

Tu as fait ça de 18 à 20 ans ?

Oui. Et c’est à ce moment-là, qu’avec un pote, on a eu envie de faire de la pub autrement. On était fans du film « The Game » de David Fincher et on commençait à s’intéresser aux phénomènes de propagation. Youtube n’existait pas encore mais les gens commençaient à s’envoyer des vidéos par ....

 
 

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